Pages officielles

Emploi, données et arnaques.

Chaque réponse vient d'une page officielle, avec sa date.

Amigo réfléchit, la main sous le menton

Le travail et l'emploi

La peur. L'IA va prendre ma place, et le métier disparaît.

La réponse, sur les pages citées

Le ministère chargé du travail et Inria ont fondé le LaborIA en 2021. Le site du laboratoire le présente comme un lieu pour cerner, sur le terrain, les effets de l'IA sur le travail, la population active, l'emploi, les compétences et le dialogue social. Il ne publie pas, sur cette page, un nombre de métiers supprimés.

La synthèse LaborIA Explorer, publiée le 17 mai 2024, ne donne pas non plus de chiffre de postes remplacés. Elle dit que l'arrivée d'un système dans une organisation est le début d'un apprentissage : les personnes doivent s'en servir, et aussi l'entretenir, l'améliorer et le superviser. Elle décrit une tension entre ceux qui visent la productivité et le travail réel des salariés. Un compromis réussi peut mener à ce que le laboratoire appelle une IA capacitante, c'est-à-dire un système qui complète ou augmente les compétences humaines. La page ne dit pas que cette issue est automatique.

À côté des débats sur l'automatisation possible des emplois, la synthèse écrit que son objet est l'expérience de travail : reconnaissance, autonomie, savoir-faire, responsabilité. Elle cite des remarques recueillies auprès de professionnels, dont « je ne suis pas sûr à 100% de l'outil » et la question de savoir si quelqu'un s'est reposé entièrement sur le système. Jérôme Marchand-Arvier, délégué général à l'emploi et à la formation professionnelle, y dit que le ministère collabore à ces travaux pour comprendre comment l'IA accompagne les transformations de la formation, de l'emploi et du travail. Ces pages ne disent donc ni que ton poste va disparaître, ni qu'il est à l'abri.

Trois gestes

  1. Prends une tâche de ta semaine. Note ce qu'un assistant pourrait préparer, et ce que tu dois encore vérifier avant que ça parte. La synthèse dit que superviser le système fait partie du travail.
  2. Si un outil est déjà utilisé là où tu travailles, écris qui relit avant un envoi à un client, un collègue ou une administration. La page du LaborIA montre que cette relecture est une vraie question sur le terrain, pas un détail.
  3. Ouvre la synthèse et garde sa date : 17 mai 2024, page lue le 14 octobre 2026. S'il n'y a pas de chiffre de postes sur la page, n'en invente pas un.

Sources

Les textes collés dans un assistant

La peur. Ce que j'écris dans un assistant est réutilisé, ou je fais confiance à une réponse fausse.

La réponse, sur les pages citées

La CNIL a publié le 18 juillet 2024 une foire aux questions sur l'utilisation d'un système d'IA générative. Elle écrit que ces systèmes ne sont pas des bases de connaissance : ils produisent un résultat probable, qui peut être inexact tout en paraissant plausible. Une confiance sans vérification peut mener à une mauvaise décision.

Sur ce que l'on colle, la même page dit que les utilisateurs ne devraient soumettre que des informations qu'ils sont autorisés à partager. L'exemple donné pour un service grand public : ne jamais y mettre d'informations confidentielles, comme des données personnelles ou des données de l'entreprise ou de l'administration. Quand le fournisseur peut réutiliser les données selon ses conditions, il faut décider ce qui est interdit.

La CNIL recommande d'encadrer l'usage par une consigne : les usages autorisés, les usages interdits. Elle demande aussi de ne pas reprendre une sortie telle quelle, et de vérifier qu'elle est exacte, qu'elle ne recopie pas une œuvre, et qu'elle ne reproduit pas un stéréotype. Ce paragraphe n'est pas un conseil juridique. C'est ce que dit cette page, lue le 14 octobre 2026.

Trois gestes

  1. Ne colle pas un mot de passe, un numéro de carte, un document client, ni une donnée qui identifie une personne. Le pas à pas est dans Réécrire un message, sans pièce jointe.
  2. Écris une ligne pour toi : ce que tu as le droit de mettre dans l'assistant, et ce que tu n'y mets pas. La CNIL part de cette consigne pour les organismes. Elle sert aussi quand tu es seul.
  3. Avant d'envoyer ou de publier une réponse générée, vérifie le fait principal et ne la copie pas telle quelle.

Sources

Les arnaques

La peur. Un message, un appel ou une vidéo me fait croire qu'un proche, une banque ou un employeur me parle.

La réponse, sur les pages citées

La fiche « Les arnaques utilisant l'intelligence artificielle » du site Ma Sécurité (ministère de l'Intérieur), mise à jour le 11 février 2026, décrit plusieurs procédés. Des annonces d'emploi qui promettent beaucoup pour récupérer un numéro de sécurité sociale ou des informations bancaires. Des messages automatisés qui imitent une banque ou une personne de confiance, avec un lien. Des conseils pour investir dans des projets qui n'existent pas. Des vidéos ou des sons modifiés pour faire croire qu'une personne a dit ou fait quelque chose, parfois pour demander de l'argent. Du clonage de voix à partir d'enregistrements pris sur les réseaux, pour se faire passer pour un proche. Des sites copiés, et des faux profils.

La fiche donne des réflexes, pas un bilan chiffré à recopier ici. Elle demande de vérifier par un autre moyen, avec un numéro officiel déjà connu. Elle signale une demande d'argent immédiate, par virement, carte prépayée ou cryptomonnaie. Elle demande de ne pas laisser en public les éléments qui permettent d'imiter quelqu'un : voix, adresse, projets, employeur.

Sur le même sujet, la page de la Commission européenne sur les règles de transparence indique que l'article 50 s'applique depuis le 2 août 2026, et que les déployeurs doivent signaler les deepfakes. Ce n'est pas un conseil juridique. Le détail pour publier un visuel est dans l'actu déjà en ligne.

Trois gestes

  1. Si l'on te demande une information sensible ou de l'argent, tu ne réponds pas dans le message. Tu rappelles avec un numéro que tu as déjà, pas celui qui vient d'arriver.
  2. Tu ne paies pas dans l'urgence, ni par virement immédiat, carte prépayée ou cryptomonnaie.
  3. Tu réduis ce qui est public sur les réseaux : voix, projets, adresse, employeur. La fiche dit qu'un enregistrement publié peut servir à imiter un proche.

Sources

Ce que ça change pour toi

Tu n'as pas un taux à retenir. Tu as trois gestes : ce que tu supervises dans ton travail, ce que tu colles dans un assistant, et le message qui te presse de payer.

À faire en 5 min : Ouvre le dernier fil où tu as collé un texte dans un assistant. S'il contient un nom de client, un numéro ou un mot de passe, retire-le du fil si l'outil le permet, et ne le recolle pas. Ensuite regarde le dernier message qui te demandait de cliquer ou de payer : si tu ne peux pas le vérifier avec un numéro déjà connu, tu ne cliques pas.

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